Inspiré par le Shanshui, il crée de toute pièce un nouveau monde d'illusions.

Yang Yongliang questionne nos problèmes économiques, environnementaux et sociaux, anticipant les effets dévastateurs de l’urbanisation effrénée et de l’industrialisation en Chine comme ailleurs. Inspiré par la culture ancestrale et le célèbre Shan Shui, Yang Yongliang pratique la photographie numérique à la manière d’un peintre.

La vision d’ensemble de son œuvre rappelle celle d’un paysage, mais un examen minutieux révèlera une image composée de formes créées par la main de l’homme et la représentation d’un contexte résolument urbain. Les arbres qui caractérisent les peintures classiques de la dynastie Song deviennent des tours en treillis métallique ou des pylônes sur lesquels sont tirées des lignes électriques.

 

L’imagerie urbaine contemporaine en total décadence est omniprésente: les montagnes recouvertes des gigantesques gratte-ciel en ruines seront bientôt submergées par la monté des eaux, qui occupent de plus en plus la surface. Pourtant Yang Yongliang suggère subtilement une réconciliation possible entre tradition et modernité, nature et culture.

Né à Shanghai en 1980, durant dix ans il apprend la peinture traditionnelle chinois auprès du maître calligraphe Yang Yang. A la fois photographe, peintre, vidéaste et plasticien, il est diplômé du Shanghai Institute of Design, China Academy of Art, en communication visuelle et design. Il enseigne actuellement au Shanghai Institute of Vision Art.